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per gentile concessione di Don Giovanni Querzani (vedi la sezione speciale Congo)
Message de l'Assemblée Episcopale Provinciale de Bukavu
aux fidèles et aux hommes de bonne volonté.
Après les élections, où en sommes-nous ?
1. Nous, archevêque et évêques de l'Assemblée Episcopale Provinciale de Bukavu avons tenu notre session statutaire à la Maison Amani, dans l'Archidiocèse de Bukavu du 29 mai au 1er juin 2007. La population  a encore frais à l'esprit la tragédie de Kaniola survenue dans la nuit du 26 au 27 mai 2007.  Un nouveau massacre à grande échelle  vient de faucher une vingtaine de vies humaines  dont la plupart étaient des femmes et des enfants. Ils ont été taillés en pièces par des machettes, des haches et ont subi des traitements dégradants par une bande armée qui ravage  la Région depuis une décennie.
2. Ainsi réunis, nous avons prié pour les victimes, pour leurs familles et imploré la miséricorde de Dieu sur notre population qui continue à être sacrifiée.
     Par la même occasion nous avons pensé  partager nos préoccupations :
· avec les Autorités qui incarnent aujourd'hui les Institutions Républicaines issues des urnes ;
· avec les représentants de la communauté internationale ayant un mandat spécifique de protection des civils sur le territoire congolais et dotés  de moyens conséquents ;
· avec les hommes de bonne volonté.
3. Le lieu de ce drame emblématique c'est Kaniola, une localité située à 55 km de Bukavu, donc à une heure et demie de route du quartier général de la dixième région militaire, et à 12 km de Walungu, cantonnement d'une brigade, avec détachements d'unités de la police et de l'armée sur les lieux même. Sans compter la présence sur place de la MONUC, qui a entre autres pour mandat la protection de la population civile, comme nous l'avons déjà dit.
4. Malgré cette constellation a priori plutôt favorable, les gens sont tués presque chaque jour comme des brebis conduites à l'abattoir (cfr Is 53, 7). Leurs bourreaux se livrent à de telles pratiques  en toute impunité. Nul criminel n'a été pris en flagrance, ni puni, jusqu'ici, sur le plan judiciaire. Le silence et l'inaction des pouvoirs publics ont, dans ce cas, la saveur d'un crime de non assistance à personne ou à population en danger.
5. Mais Kaniola n'est pas un cas isolé dans notre pays. Ce qui s'y passe de manière récurrente et particulièrement cruelle est symptomatique des tourments quotidiens et des angoisses sans nom des populations congolaises qui en sont parfois à se demander si elles ont enfin de véritables Institutions républicaines et si elles peuvent vraiment compter sur elles.
6. Voici quelques exemples troublants :
· l'assassinat d'étudiants et de motards est devenu  chose courante ces deux derniers mois, à Bukavu et à Goma ;
· les coupeurs de route sur la voie publique entre Goma et Lubero volent et tuent comme bon leur semble, sans être véritablement inquiétés, spécialement au point chaud de Mabenga, bien connu de tous les usagers ;
· les attaques à domicile terrorisent familles et communautés, et les forces de l'ordre n'arrivent que tard ou de toute manière, si enquête il y a,  elles ne découvrent guère les criminels : tel fut le cas à Kavimvira   dans la ville d'Uvira, et aux abords de la ville de  Goma, dans les nuits de ces 17 et 24 mai respectivement. Il en est de même dans la ville de Beni ;
· dans d'autres cas, c'est pratiquement en public que se fait l'assassinat : tel fut le cas pour l'abbé Richard Bemeriki le 9 mars 2007, à Jomba, dans le Diocèse de Goma,  lorsqu'il fut trié du milieu  des autres et  fusillé pour succomber un mois  plus tard le 08 avril 2007. Et les coupables courent toujours, « introuvables » ;
· il en va ainsi de la liste interminable des crimes sans châtiment devenus le lot quotidien de nos quartiers et de nos villages.
7. Notre inquiétude s'accentue davantage quand on considère que le délit et le crime sont mutualisés par de véritables organisations bien connues et que ces positions sociales des criminels sont utilisées comme moyen courant et privilégié d'accéder au pouvoir.
· Les FDLR, par exemple sont une organisation politico-militaire bien connue, ses représentants sont pareillement  bien identifiés, et leurs campements bien localisés ; mais nul ne les interpelle publiquement pour qu'il s'expliquent sur des crimes leur attribués sur la partie Est du territoire national ;
· l'armée régulière est elle-même commandée dans bien des cas par des officiers bien connus pour des  crimes atroces perpétrés par eux  dans un passé récent et qui leur sont comptés non comme des écueils, mais comme des atouts, des cartes à jouer ;
· des populations étrangères font irruption sur le territoire national, sans formalités, en inquiétant les populations locales au point de susciter un débat houleux au Parlement  National. Mais passés quelques jours, le public n'a plus de nouvelles des suites réservées à l'affaire  tombée aussitôt dans  l'oubli, presque comme un fait divers : c'est le cas de vagues de  populations soudanaises  Mbororo  ayant fait irruption en Uele à la grande inquiétude de nos compatriotes de ces circonscriptions ;
· des agents de l'ordre se seraient livrés à des massacres de populations dans le Bas Congo. Quel sort les pouvoirs  publics leur ont-ils réservé  à travers les Cours et tribunaux ?
· quelle suite les mêmes pouvoirs publics ont-ils réservée à l'affaire Kahemba qui pourrait compromettre le principe inviolable de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale ?
8. Une fois de plus, l'opinion publique finit par avoir la sensation que  notre pays demeure un Etat de non droit où tout est permis et où rien n'est véritablement  sacré.
En outre, les gens en sont à se demander si la légitimité politique acquise au prix fort est à la hauteur de leurs attentes. Le retour à la légitimité constitutionnelle  avait requis 5 longues  années  de dialogue intercongolais, 3 bonnes années de patiente Transition , 450 millions de dollars de frais électoraux, en plus des efforts gigantesques pour rééquiper l'armée après l'avoir soumise à un recyclage intensif.
Tout cela sans compter l'apport logistique présumé  de la MONUC, la mission la plus massive des Nations Unies sur la planète, qui coûte bien un milliard de dollars l'an.
9. En dépit de tout cela le style de gouvernement ne semble guère  avoir changé. La période postélectorale ressemble étrangement,  à bien des égards, à la période préélectorale.
Il y a même risque de régression vers une nouvelle déstabilisation  puisque les pouvoirs publics regardent et laissent pourrir des situations analogues à celles qui ont conduit aux guerres de 1996, 1998 et de 2004.
10. Dans ce contexte, nous dénonçons le silence et l'apathie  de nos Institutions républicaines issues des urnes,  à savoir le Chef de l'Etat, le Parlement National, le Gouvernement central agissant par notre  armée, les Cours et tribunaux, les Gouvernements et les Assemblées des provinces. Quelque chose doit absolument changer dans nos mœurs politiques.
11. Nous,  les  évêques  formulons en ces circonstances ces vœux et recommandations :
· que la population de   la RD Congo redouble de vigilance comme dans le passé ; qu'elle accompagne activement ses élus sur les voies démocratiques de la sécurité, du développement  et de la dignité humaine ;
· que les élus du peuple prennent davantage conscience de leurs responsabilité politique afin qu'ils méritent la confiance de leurs électeurs ;
· que la MONUC participe  de façon crédible à la protection de la population civile, conformément à son nouveau mandat prolongé jusqu'en décembre 2007. Elle a pu accompagner la Transition, elle peut accompagner la consolidation de la paix et de la sécurité qui sont des préalables à la reconstruction;
· que la Communauté Internationale fortement représentée en République Démocratique du Congo   ne dise pas demain qu'elle ne savait pas : nous la prenons à témoin ;
· que le Gouvernement considère le problème de la sécurité comme la priorité et qu'il cesse de distraire l'opinion du peuple avec des plans de négociations, de dialogues, de tables rondes qui n'aboutiront  pas à grand-chose de vraiment pertinent. Nous  avons consommé 5 ans de Dialogue Intercongolais  qui a donné lieu à des Instituions légitimes habilitées à régler normalement ce genre de questions ;
· et surtout, que le Chef de l'Etat démocratiquement élu prenne pleinement en mains ses responsabilités  institutionnelles.
12. En effet, «Un  Etat qui revendique sa souveraineté (…)  ne mérite le respect que s'il protège  les droits de base  de ses citoyens. Ses droits émanent des droits des citoyens ».  Telle est la teneur du discours de Koffi Annan du 9 mars 2004 (cfr AFP).
En sens contraire, ce  sont pareilles situations qui aliènent  la souveraineté des peuples et fonde le droit d'ingérence.  Si nous  en arrivions là à nouveau, la situation constituerait un recul insupportable pour notre pays !
13. Nous, les évêques exprimons enfin  notre compassion pour nos compatriotes plongés dans des souffrances répétées, et partageons l'espérance de bâtir ensemble un Congo respectueux de la dignité humaine où il fasse enfin beau vivre pour nous tous.
14. Que Dieu, par l'intercession de la Vierge Marie Notre Dame de la Paix protège le Congo et bénisse ses habitants.
Fait à Bukavu ce 01 juin  2007.
Pour la Province Ecclésiastique de Bukavu,
1. Mgr François-Xavier MAROY,
Archevêque de Bukavu
2. Mgr Faustin NGABU,
Evêque de Goma
3. Mgr Jean-Pierre TAFUNGA,
Evêque d'Uvira
4. Mgr Théophile KABOY,
Evêque de Kasongo
5. Mgr Melchisédech SIKULI,
Evêque de Butembo-Beni

 

 
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